L'Atlético de Madrid en a assez d'entendre parler de l'avenir de Julián Álvarez comme s'il se décidait ailleurs qu'au Metropolitano. Le PDG du club, Miguel Ángel Gil Marín, a profité d'un entretien pour clore fermement le feuilleton du transfert de l'Argentin, insistant sur le fait que l'attaquant reste au club, sauf si quelqu'un paie l'intégralité de sa clause libératoire.

« L'Atlético, comme tous les grands clubs, se construit avec de grands joueurs, et je suis convaincu que Julián en fait partie », a déclaré Gil Marín, selon ONE. « Nous allons aider Julián et continuer à veiller sur lui pour qu'il puisse nous donner tout son potentiel. »

Ces déclarations interviennent environ deux mois après qu'Álvarez a fait savoir en interne, pour la première fois, qu'il souhaitait partir, le Barça étant identifié comme sa destination privilégiée. L'Atlético n'a pas bougé depuis, et les derniers propos de Gil Marín se lisent comme une réponse directe à la campagne de pression exercée autour du joueur.

« Nous ne laisserons pas d'autres clubs et les médias décider de ce que nous devons faire ou dicter notre stratégie sportive », a déclaré le PDG, une phrase largement interprétée en Espagne comme visant directement le Barça et les médias favorables à un transfert, même s'il s'est gardé de citer le club.

Le mécanisme derrière lequel se retranche l'Atlético est simple et, selon les standards habituels du football espagnol, extrême : une clause libératoire annoncée à 500 millions d'euros, inscrite dans le contrat qu'Álvarez a signé jusqu'en 2030 à son arrivée de Manchester City en 2024. Le Barça devrait déposer cette somme intégralement auprès de la Liga — sans échelonnement, sans à-côtés, sans remise pour un prétendant espagnol.

Ce montant explique en partie pourquoi la posture publique du club s'est durcie plutôt qu'assouplie à mesure que le mercato avançait. Les contraintes financières bien connues du Barça rendent peu plausible le paiement d'une somme proche de 500 millions d'euros, et la démarche distincte du Real Madrid — une offre annoncée à 150 millions d'euros — a été rejetée pour les mêmes raisons.

Álvarez, 26 ans, a continué à jouer pour l'Atlético lors des premières semaines de la saison, alors que les rumeurs autour de lui s'intensifiaient, une situation que le club semble déterminé à clore en refusant purement et simplement de négocier.

La position de Gil Marín — selon laquelle l'Atlético continuera de veiller sur le joueur plutôt que de le pousser vers la sortie — laisse penser que le club considère cela comme une ligne à tenir indéfiniment, et non comme une position appelée à s'assouplir à mesure que le mercato se referme.