Le Besiktas a présenté samedi David DeJulius comme la recrue vedette à son poste d'arrière, présentant ce transfert comme son retour en EuroLeague. En quelques heures, cette présentation a viré au conflit ouvert avec l'ancien club de l'Américain, l'UCAM Murcia, en Espagne.

La réponse de Murcia a été sans détour. Le club a affirmé n'avoir accordé aucune libération, ni « lettre de liberté », à un joueur qu'il considère toujours lié par contrat jusqu'à la saison 2027-2028, à la suite d'une prolongation signée en mars. Un départ à ce stade, a fait valoir Murcia, n'était pas approprié « sans être parvenu au préalable à un accord de séparation ».

DeJulius est devenu l'une des histoires les plus marquantes de la Liga Endesa au cours de la dernière année. Lors de son unique saison à Murcia, l'arrière américain de 27 ans a tourné à environ 17,7 points et 4,4 passes décisives par match, terminant deuxième du classement des meilleurs marqueurs du championnat espagnol et décrochant une place dans le cinq majeur de la saison.

Son chemin vers l'Espagne est passé par Israël. DeJulius a disputé la saison 2024-2025 avec le Maccabi Tel-Aviv, un passage en EuroLeague qui n'a jamais vraiment décollé, avant de rejoindre Murcia l'été dernier et de s'y révéler comme une véritable arme offensive en Liga Endesa.

Le communiqué de Murcia n'a rien édulcoré de la suite des événements, le club affirmant qu'il continuerait de « défendre ses droits, tant devant la FIBA que devant les tribunaux, contre quiconque agirait à son détriment » - une formulation qui laisse peu de place à un règlement à l'amiable.

Sport5 a cité le journaliste espagnol Gerard Solà, qui a décrit ce bras de fer en des termes sans équivoque : « C'est un sacré désordre. Le Besiktas a annoncé la signature de DeJulius, mais il reste lié à Murcia. Soit ils trouvent un accord, soit il ne pourra pas jouer pour son nouveau club. Sinon, cela finira devant les tribunaux. »

Des médias turcs et espagnols ont rapporté que le Besiktas avait cherché à finaliser la signature en activant une clause de rachat inscrite dans le contrat de DeJulius avec Murcia, bien qu'aucun montant n'ait été rendu public, et l'on ignore si les deux clubs ont même entamé des négociations sur une indemnité.

DeJulius, pour sa part, a déjà fait ses adieux, publiant un message de remerciement à l'intention des supporters et du staff de Murcia pour cette saison - un signe qu'il considère son passage en Espagne terminé, alors même que les questions administratives restent contestées.

Tant que la FIBA ou un tribunal espagnol n'aura pas tranché la question de sa libération, l'avenir immédiat de DeJulius à Istanbul reste incertain. Le Besiktas a son homme sur le papier, mais Murcia a clairement fait savoir qu'il comptait se battre pour obtenir une compensation avant qu'il ne foule à nouveau un parquet sous les couleurs de l'EuroLeague.