À l'approche du match retour de jeudi en Conference League face à l'AEK Larnaca, l'ancien milieu de terrain du Beitar Jerusalem Kobi Moyyal a profité de son passage dans l'émission « Today's Talk » sur ONE pour adresser un message appuyé aux supporters du club en déplacement : laisser les fumigènes et les feux d'artifice à la maison.
Moyyal, qui a disputé 120 matches avec l'équipe première du Beitar avant de raccrocher les crampons, a estimé que la pyrotechnie risquait réellement de nuire plutôt que d'aider le club dans sa course vers la phase de groupes. « N'essayez pas d'introduire des fumigènes et des feux d'artifice », a-t-il déclaré, avertissant qu'une éventuelle sanction de l'UEFA « pourrait vraiment faire du tort à l'équipe ».
Cet avertissement intervient alors que la double confrontation reste délicate. Le Beitar aborde le match retour avec un avantage de 1-0 acquis lors du match aller à Larnaca le 23 juillet, quand Brayan Carabali, entré en jeu, s'est mué en héros en enroulant un coup franc à la 77e minute, quelques instants après l'expulsion du défenseur de l'AEK Mike van der Hoorn, coupable d'avoir fauché un attaquant du Beitar lancé seul vers le but.
Ce résultat signifie que le Beitar n'a besoin que d'éviter une défaite par deux buts d'écart jeudi pour se qualifier pour le tour suivant, après avoir maîtrisé la seconde période à Chypre une fois Larnaca réduit à dix.
Le match retour ne se jouera pas à Jerusalem. La rencontre « à domicile » du Beitar est organisée à Ploiești, en Roumanie, à environ une heure de Bucarest, avec plus de 3 000 supporters du Beitar annoncés en déplacement - l'un des plus importants contingents que le club ait emmenés en Europe ces dernières années.
La police roumaine a repris à son compte le message du club en lançant ses propres avertissements, prévenant les supporters que toute personne surprise en train d'introduire des engins pyrotechniques dans le stade s'expose à une arrestation, voire à une peine de prison en vertu du droit roumain, indépendamment de toute sanction disciplinaire que l'UEFA pourrait infliger au Beitar.
Les consignes d'avant-match diffusées par le club à ses supporters allaient largement dans le même sens, interdisant fumigènes, feux d'artifice, alcool, armes et autres matériaux combustibles ou illégaux, tout en exhortant les fans à éviter les chants racistes - le type de comportement qui a déjà valu au Beitar des amendes de l'UEFA par le passé.
Sur le plan sportif, Moyyal s'est montré optimiste quant aux chances du Beitar. Il a décrit un effectif plus fourni et mieux équilibré que celui de Larnaca, avec suffisamment de qualité en réserve pour pallier les absences même loin du Teddy Stadium, et a prédit un match tendu se soldant par une victoire du Beitar 2-1.
Larnaca, qui arrive en Roumanie en sachant que seule une victoire nette pourra renverser la situation, conserve le pedigree européen que lui reconnaît Moyyal. Mais pour le Beitar, faire en sorte que la soirée de jeudi ne parle que de football - plutôt que d'un nouvel incident pyrotechnique - fait désormais autant partie des préparatifs que les informations sur la composition de l'équipe.



