Le Hapoel Tel Aviv a franchi un obstacle précoce mais significatif dans la volonté de l'EuroLeague de se transformer en compétition fermée à franchises, le club figurant parmi les 11 candidats pré-acceptés qui entament désormais une phase d'audit approfondi, rapporte ONE.
Cette démarche s'inscrit dans une refonte structurelle plus large, dans le cadre de laquelle l'EuroLeague, actuellement organisée selon un modèle de licence à 13 actionnaires, souhaite passer à 24 équipes d'ici la saison 2027/28 en attribuant jusqu'à huit nouvelles franchises de long terme, en plus des clubs déjà existants.
Plus de 20 manifestations d'intérêt formelles ont été soumises à l'ouverture de la fenêtre de candidature plus tôt cette année. Le conseil d'administration de l'EuroLeague a réduit cette liste à 11 propositions jugées suffisamment solides sur le plan financier et organisationnel pour avancer, quatre autres restant pour l'instant en attente.
Parmi les autres candidats aux côtés du Hapoel Tel Aviv figurent Valencia Basket, Dubai Basketball, la Roma, Naples, le PAOK Salonique, le Partizan Belgrade, l'Étoile Rouge de Belgrade, la Virtus Bologne, le Paris Basketball et les London Lions, selon les informations rapportées.
Fait notable, les rivaux locaux du Hapoel Jerusalem n'ont pas été retenus dans ce groupe pré-accepté, ce qui souligne la compétitivité du processus, y compris entre candidats israéliens, selon les informations de Sport5 sur la même liste.
Les 11 candidats retenus ont déjà déposé des offres contraignantes représentant près de 700 millions d'euros au total en frais de franchise, l'EuroLeague estimant que l'investissement global lié aux nouvelles franchises pourrait dépasser 3,2 milliards d'euros sur cinq ans.
Les dirigeants de la ligue visent un objectif de valorisation d'environ 4,3 milliards d'euros pour l'EuroLeague d'ici 2027, aux côtés d'initiatives connexes telles qu'un nouvel organisme, ArenaCO, destiné à aider les clubs à financer et développer leurs salles, ainsi que de nouveaux accords avec les associations d'entraîneurs et d'arbitres.
Le PDG de l'EuroLeague, Chus Bueno, a décrit ces avancées comme le reflet d'une "dynamique forte" derrière le nouveau modèle économique, soulignant l'ampleur des offres de frais contraignantes et des engagements d'investissement déjà sur la table.
Chacune des 11 candidatures pré-acceptées, dont celle du Hapoel Tel Aviv, va désormais faire l'objet d'un examen plus approfondi avant que le conseil d'administration de l'EuroLeague ne formule ses recommandations lors d'une assemblée des propriétaires prévue fin septembre, où les approbations finales sont attendues.
Pour le Hapoel Tel Aviv, atteindre cette étape maintient vivante la perspective d'une place protégée et durable dans la principale compétition européenne de basket-ball, plutôt que les batailles annuelles de qualification que les clubs israéliens ont longtemps dû mener — même si rien n'est garanti avant le vote de septembre.



