Une grenade à main a été lancée dimanche tôt le matin contre une succursale Japanika encore en construction à Hadera, a rapporté Sport5, dernier épisode en date d'une vague d'attaques menées depuis des semaines contre la chaîne de sushis appartenant au propriétaire du Beitar Jérusalem, Barak Abramov.
Personne n'a été blessé. La grenade a touché la partie commerciale d'un nouveau complexe résidentiel, où le restaurant Japanika n'avait pas encore ouvert ses portes, causant des dégâts matériels mais aucune victime, selon le rapport. La police a été appelée sur les lieux et a bouclé le secteur pour mener son enquête.
Il ne s'agit pas d'un incident isolé, loin de là. Des succursales Japanika à travers le pays ont été visées par des grenades, des tirs et des tentatives d'incendie criminel ces dernières semaines, avec des établissements à Afula, Netanya, Kiryat Ono, Ramat Gan, Givatayim, Herzliya et Rosh Pina touchés, selon les médias hébraïques Ynet, Walla et Kan.
Abramov a bâti Japanika en une chaîne nationale de plus de 40 succursales à travers son groupe Landora, avant de racheter le Beitar Jérusalem — le club qu'il soutient depuis l'enfance — à Moshe Chogeg en 2022, reprenant au passage une dette accumulée d'environ 60 millions de shekels.
La police soupçonne que ces attaques sont la conséquence d'une guerre entre les organisations criminelles Mosli et Jarushi. Les enquêteurs estiment qu'Abramov, qui s'était d'abord rapproché de membres de la famille Mosli après avoir racheté le Bnei Yehuda Tel Aviv en 2016, aurait basculé son allégeance vers le clan Jarushi pour obtenir une protection après un vol à main armée survenu à son domicile en 2023 — un revirement perçu, selon les enquêteurs, comme une trahison par le camp Mosli, faisant de sa chaîne de restaurants une cible par procuration.
Abramov a témoigné devant la police dans le cadre de l'enquête. Il avait précédemment déclaré à Ynet que la violence touchant son activité de restauration ne déborderait pas sur le Beitar Jérusalem, insistant sur le fait que les opérations footballistiques du club restent distinctes de ses difficultés commerciales.
Le Beitar lui-même n'a pas été directement visé par cette vague d'attaques et a entamé sa saison 2026/27 ce mois-ci sans changement signalé dans le dispositif de sécurité au stade Teddy. Néanmoins, la campagne croissante visant les autres intérêts commerciaux de son propriétaire continue de planer sur le club au moment même où débute la nouvelle saison.
La police a indiqué que l'affaire de Hadera reste sous enquête, les enquêteurs cherchant à déterminer si elle est liée au conflit plus large. Aucune arrestation n'avait été annoncée en lien spécifiquement avec l'incident de dimanche.


