La préparation du football israélien pour la saison 2026/27 est éclipsée par deux foyers de tension distincts, auxquels le plateau d'ONE consacre sa couverture cette semaine : une polémique autour du calendrier qui embrase Hapoel Haifa en Ligue Premier, et une bataille judiciaire en Ligue Nationale susceptible de redessiner qui joue où avant même le coup d'envoi.

À Haïfa, la colère porte sur un calendrier que le club juge extrêmement pénalisant. Le match d'ouverture du championnat de Hapoel Haifa face à Hapoel Be'er Sheva a été reporté, Be'er Sheva étant encore engagé dans les barrages de qualification pour la Ligue des champions, une conséquence directe du calendrier européen qui dicte les dates nationales.

Ce chamboulement signifie que Haïfa entamera désormais sa saison avec une journée de retard, en recevant Hapoel Tel Aviv le 30 août, avant un déplacement immédiat à Be'er Sheva le 2 septembre, puis un autre déplacement délicat chez Maccabi Netanya lors de la troisième journée, dont la date n'a pas encore été confirmée.

Le PDG du club, Itay Rak, a officiellement adressé une plainte à la direction de la ligue, qualifiant la situation de trois matches difficiles consécutifs entassés en une seule semaine, et affirmant que cette décision avait laissé Hapoel Haifa « pénalisé par un calendrier faussé », selon ONE.

Deux échelons plus bas, en Ligue Nationale, un différend bien plus lourd se joue devant la Cour disciplinaire suprême de la Fédération israélienne de football. Le F.C. Ashdod a saisi la cour pour demander le report de son propre match d'ouverture face à Hapoel Afula, dans une affaire qui a mis au jour une fracture entre les administrateurs de la ligue et l'instance judiciaire du sport.

Au cœur de la requête d'Ashdod se trouve un acte d'accusation sévère déposé contre l'Ironi Tiberias, club accusé d'avoir orchestré un système de corruption collective autour d'un match décisif pour le maintien face à Ashdod la saison dernière, ainsi que d'accusations distinctes de non-respect de précédentes décisions disciplinaires.

Ashdod fait valoir que laisser son match d'ouverture se dérouler avant que l'affaire Tiberias ne soit tranchée créerait ce que ses avocats appellent « une réalité sportive irréversible » — figeant de fait un paysage compétitif qui pourrait s'avérer, plus tard, avoir été faussé par la corruption alléguée. Le club avait auparavant remporté une victoire partielle lorsque la cour disciplinaire avait accepté de l'associer comme partie à la procédure engagée contre Tiberias.

Hapoel Afula a vivement réagi, déposant une réponse officielle demandant à la cour de rejeter purement et simplement la requête d'Ashdod, tant sur la forme que sur le fond, et récusant toute idée que son propre match prévu puisse être tenu en otage par le combat judiciaire d'un autre club.

Présidant l'audience en urgence, le juge Miguel Deutsch a rappelé fermement aux deux parties la norme que la cour appliquerait, leur déclarant : « Vous ne pouvez pas prendre de décisions fondées uniquement sur des spéculations », selon ONE.

Aucune décision définitive sur la demande de report n'avait été rendue au moment du reportage d'ONE, une audience décisive restant à venir — laissant Ashdod, Afula et Tiberias dans l'attente de savoir si la première journée de la Ligue Nationale se déroulera comme prévu.

Entre le grief calendaire de Haïfa et le pari judiciaire d'Ashdod, le football israélien aborde sa nouvelle saison avec une controverse extra-sportive qui rivalise déjà d'attention avec ce qui se passe sur le terrain.