Vladimir Ivić a livré l'une des campagnes de titre les plus unilatérales que le football israélien ait connues ce siècle, et dans une nouvelle interview, il a révélé un détail qui explique en partie la faim de victoire qui l'animait : un système de primes au Maccabi Tel-Aviv qui, selon ses propres mots, l'a laissé sous le choc.
« J'ai été choqué par la prime au Maccabi Tel-Aviv », a déclaré Ivić, dans des propos rapportés par le média serbe Sport24 et relayés par Sport5. « Cela ne m'était jamais arrivé auparavant dans ma carrière. Cela m'a donné de la motivation. »
Selon le rapport, le Maccabi avait intégré à son contrat des primes allant au-delà de tout ce qu'il avait connu jusque-là — une prime simplement pour terminer la saison à la deuxième place, et une autre, nettement plus importante, liée au titre de champion. Ivić a précisé qu'aucun club ne lui avait jamais proposé de prime pour une deuxième place.
Le contexte est important. Selon l'interview, Ivić a pris ses fonctions à l'été 2018 après une année sans poste d'entraîneur, rejoignant un Maccabi Tel-Aviv qui venait de terminer troisième et n'avait pas remporté le titre depuis trois ans — une position difficile pour un club de cette envergure et de cette histoire.
Ce qui a suivi a dépassé tout ce que les clauses de bonus pouvaient laisser présager. Dès sa toute première saison à la tête de l'équipe, en 2018-2019, le Maccabi d'Ivić a remporté le championnat israélien avec une avance record de 31 points, ne concédant qu'une seule défaite en championnat sur toute la campagne — l'une des courses au titre les plus dominantes de l'histoire de la compétition — et a ajouté la Toto Cup pour un doublé national dès sa première année.
Il a ensuite conservé le titre la saison suivante, en 2019-2020, devenant ainsi le premier entraîneur du Maccabi Tel-Aviv depuis des années à remporter deux championnats consécutifs, avant de quitter le club en juillet pour un passage bref et infructueux à Watford.
Ivić est revenu au Bloomfield Stadium pour un second passage en juin 2022, mais ce chapitre s'est avéré bien moins harmonieux : il a quitté le club d'un commun accord en janvier 2023, à peu près à mi-parcours de son nouveau contrat de deux ans.
Depuis, son parcours d'entraîneur l'a mené au Krasnodar en Russie, puis désormais aux Émirats arabes unis, où il dirige actuellement Al Ain en Pro League. Mais c'est bien son premier passage à Tel-Aviv, et l'incitation financière qui l'accompagnait, qu'il continue de citer comme un moment fondateur — la preuve, selon lui, qu'une prime bien conçue peut être tout autant motivante qu'un salaire.



