Julián Álvarez était absent de l'entraînement de l'Atlético Madrid mercredi, son entourage évoquant un problème physique après ce qui a été décrit comme une nuit difficile et douloureuse, rapporte ONE.
Le média espagnol El Desmarque a livré un récit similaire, indiquant que l'Argentin avait manqué la séance après « une indisposition » consécutive à une mauvaise nuit, sans qu'aucun des deux médias ne précise la nature exacte du problème.
Cette absence s'inscrit en plein cœur du feuilleton le plus embrouillé de l'été à l'Atlético. Álvarez a clairement fait savoir depuis plusieurs semaines qu'il souhaitait partir, le Barça étant sa seule destination affichée, et les deux clubs sont dans une impasse depuis qu'il a poussé pour un départ.
La direction de l'Atlético a exclu toute vente, refusant de renforcer un rival direct sur la scène nationale. Plusieurs sources espagnoles évoquent une clause libératoire pouvant atteindre 490 millions d'euros, le club assurant qu'il n'y aura ni rabais ni exception, quels que soient le calendrier ou les circonstances.
Arsenal a également manifesté son intérêt et serait en mesure de répondre aux exigences financières de l'Atlético, mais Álvarez ne s'est intéressé qu'au Barça et continue de repousser les avances du club de Premier League, selon les informations disponibles.
Dans ce contexte, les médias espagnols s'interrogent ouvertement sur la nature de l'absence de mercredi : problème de santé réel ou geste de protestation délibéré — certains évoquant l'idée d'une « grève à l'italienne » destinée à faire pression sur le club pour qu'il valide son départ avant la fermeture du mercato.
Le différend a déjà débordé sur la scène publique au Metropolitano. Álvarez a été sifflé par une partie du public local lorsqu'il a été laissé de côté pour la victoire 2-0 en ouverture de saison face au promu Málaga, puis à nouveau hué lors de son entrée en jeu comme remplaçant contre Villarreal.
El Desmarque a également rapporté que la tension dépasse le cadre du terrain, la famille d'Álvarez étant, selon le média, éprouvée par une situation qui s'éternise.
L'attaquant, arrivé à l'Atlético en provenance de Manchester City en 2024 pour un transfert record du club, reste sous contrat jusqu'en 2030. Alors que la date limite d'enregistrement des joueurs approche en Espagne, aucun des deux camps n'a montré de signe de flexibilité, faisant de l'absence de mercredi le dernier point de tension d'un bras de fer toujours sans issue.



